Première Règle : On ne parle pas du...

Première Règle : On ne parle pas du...
On est là pour parler de cinéma, mais autrement. Comment juger de la qualité d'un film si ce n'est en le comparant a d'autres ? Il n'y a que dans l'adversité qu'on trouve sa place et prouve sa valeur. Bien sur, les intellos de Télérama et des Cahiers Du Cinéma vous diront que cela ne se fait pas. Mais nous ne sommes pas là pour faire les intellos, nous sommes là pour cracher sur Spielberg, tordre le cou à Burton, et se foutre de la gueule de Tarantino. Malheureusement, il y a peu de chance qu'on y arrive avec ce genre de cinéaste.
C'est donc ce qu'on va voir, en les opposant, les unissant, les déchirant. les admirant, ... les uns aux autres, deux par deux, trois par trois, ou plus, par leurs thèmes, par leurs noms, par leurs conceptions, leurs réalisations, leurs résultats, leurs névroses, ... ou même parce que je l'ai décidé ainsi (et c'est quand même une bonne raison, non ?).
Bienvenue dans l'arène...;-)
N'hésitez pas bien sûr à me laisser par commentaire vos avis sur ce que je dis, si vous n'êtes pas d'accord, ou si vous voulez que je règle leur compte à d'autres...
Je vais bien sûr surtout parler de films et gens que j'aime, que j'admire. Je vous conseille bien sûr d'avoir vu le dit-film avant de lire un article qui lui serait consacré, même si je me fais un point d'honneur à ne pas vous indiquer trop de choses, la découverte étant la plus belle chose au cinéma. Cependant si vous ne l'avez pas vu, mais que les quelques petits mots que je peux en dire vous donnent envie, alors vous m'en verrez ravi et très honoré.
# Posted on Friday, 11 August 2006 at 9:52 AM
Edited on Tuesday, 15 August 2006 at 8:21 PM

Le film-qui-envoie-tout-chier

Le film-qui-envoie-tout-chier
On va commencer avec un "duel" qui me tient vraiment à coeur, ne serait-ce que pour rendre hommage à un film sur lequel j'ai tout de même pompé l'idée de ce blog : Fight Club bien entendu. Et pour cela, qu'y aurait-il de mieux que de l'opposer à un film qui selon moi défend le même thème, American Beauty ?
J'ai vu American Beauty il y a peu de temps, et il m'a réellement évoque Fight Club que j'ai vu il y a déjà pas mal de temps, mais qui ne m'a éclaboussé la figure que très récemment (un an ou deux).

J'avais beaucoup d'appréhension quant à ma vision d'American Beauty, après tout ce qui m'en avait été dit. J'ai tout entendu sur ce film : ça allait de "chef d'oeuvre dépeignant notre société" à "un de ces films à la mode qui croient critiquer quelque chose". J'avais peur du film typique comme American History X ou Collision, des films assez pauvres qui n'ont pour seul but que de dénoncer les mechants-pas-beaux-americains-qui-sont-tres-mechants-ces-mechants-pas-beaux-americains, bref, assez niais somme toutes. Mais de tous ces films à la mode, American Beauty est le moins pire, parce que plus léger, plus ironique, plus sobre et moins grotesque. Même si finalement tout le déroulement de l'histoire amène à une fin plus que grotesque, qui est censée nous faire dire "Comme quoi, les apparences sont trompeuses parfois...". Tout le film est base là-dessus.
Un homme va décider de descendre aux enfers, pour s'apercevoir que son entourage n'est pas ce qu'il paraissait, lorsqu'il était encore "l'un des leurs". Mais c'est finalement ce manque de nuance et ce thème traite de manière plus que grossière (dans la dernière scène, chacun va devenir l'inverse de ce qu'il semblait être, donc soi-même) qui finalement nous amène plus à sourire qu'à se sentir concerne. Avant de "tomber sur" la dernière scène, il n'y a finalement que très peu de construction, et donc on tombe de très haut. Il l'avait à coeur cette dernière scène Mendès... A tel point qu'il en a sacrifie le reste du film qui n'avance pas, et on se retrouve propulse à l'instant final a 200 km de là où on tournait en rond depuis le début. Même si je suis bien conscient que c'est souvent comme ça que tombent les apparences : en une scène-clé de la vie. Mais pas de manière aussi facile, et aussi théâtrale.
Le film reste suspendu à l'interprétation de Kevin Spacey, magistral. On regretterait juste qu'il n'explose pas un peu plus. Son jeu est très nuancé, et sauve le film de la catastrophe en créant le seul personnage qui va évoluer de bout en bout. Spacey, acteur à la mode lui aussi, mais qui a perce avec un film de... David Fincher (et bien sûr avec son Verbal Kint pour Singer), et qui est la première ébauche de Fight Club.

Se7en était énorme, dans le sens ou il remettait fondamentalement en cause tout le cinéma (générique à l'envers !!!), créait un personnage qui quelques années plus tard est dans tous les films pseudo-philosophiques américains du genre Collateral, à savoir le "méchant qui nous fait plus douter sur nos propres convictions que sur les siennes" (le plus incroyable, c'est qu'on pourrait dire la même chose de Fight Club (sans le méchant) ; ce film a lancé la mode des "American Beauty" justement... Alors, Fincher moteur de pensée du ciné moderne ? La seule différence, c'est que lui il le fait bien... Rares sont les gens qui, plus ils en rajoutent, plus ça prend forme. C'est le cas de Fincher, pas de ses fils spirituels...) , et enfin créer un de ces terribles paradoxes que j'aime tant, j'ai l'impression des fois que toute ma vie est faite de ce genre de paradoxes. Et tout cela, que ça soit dans l'intention, dans la réalisation, et dans le résultat, choque pour l'esprit comme pour le coeur, la raison tout comme le feeling. David Fincher se pose en génie... et nous n'avons encore rien vu.
Fincher pose en un film plus d'éléments et de trouvailles que beaucoup de réalisateurs n'arriveront jamais à mettre dans toute leur filmo. Fight Club est un film à trois ou quatre degrés de lecture (peut-être plus), tous plus passionnants les uns que les autres, tous se servant les uns des autres, toutes en adéquations les unes par rapport aux autres. Il n'est plus question de fond ou de forme avec Fincher, car le support lui même est inclus dans la logique de destruction engendrée et démontrée (aussi bien la logique que la destruction). Quant au fond, il est la raison d'être de notre société, et les questionnements de tout individu pris dans l'engrenage.
Ca n'a plus de sens car ça en a trop, ça a trop de sens car ça n'en a plus. C'est Fight Club, un des films les plus riches de tous les temps, qui vous prend au tripes, et en fait de la charpie. Et ne parlons pas de l'état de vos neurones, c'est pire encore. Du 19 sur 20 à perte de vue. Fight Club, le film qui vous fait dire "Eh oui il y a bien longtemps, Brad Pitt était un acteur".

American Beauty :
Note Subjective : 12/20
Note Subjectivement Objective : 14/20

Fight Club :
Note Subjective : 19/20
Note Subjectivement Objective : 19/20

Vainqueur Probable Objectivement Subjectif : Fight Club
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# Posted on Friday, 11 August 2006 at 10:55 AM
Edited on Tuesday, 15 August 2006 at 4:50 PM

Le film-dilemme-de-ma-vie

Le film-dilemme-de-ma-vie
Je suis désolé, je vais parler pendant quelques instants de deux films qui se présentent comme étant les deux alternatives possibles et symboliques ma vie à venir, Marie-Antoinette et Sin City. Deux films antagonistes, et c'est pour ça qu'ils se rencontrent.
Le blanc contre le noir, le rose-bonbon contre le rouge-sang, la chaleur du chateau contre la froideur de la rue, les apparences contre l'adéquation physique-comportement, l'hypocrisie contre les face-à-face, les gens parfaits contre les pourris, les Rois contre les Voyous, le bois contre le métal, l'or contre la merde, la simplicité contre la saturation, la retenue contre le too much, le rural contre l'urbain, l'amour contre la mort... : entre les deux mon coeur balance.
Sin City est un film jouissif : oui j'ai pris un plaisir immense à voir Clive Owen couper des jambes et Mickey Rourke casser des gueules, voir tout ce sang gicler.
Marie-Antoinette est film qui m'a mis mal à l'aise : non je n'ai pas aimé la tournure qu'a prise l'histoire, la vie de cette fille, voir tout ce sp... de M. le Comte Fersen gicler (oula il est tard...).
Certains diront que j'ai de la "violence intérieure refoulée" (dixit Guillaume E. :-D), d'autres diront qu'il vaut mieux en profiter pour cerner justement cette violence et arrêter de la nier, ne pas se laisser deborder par elle.
Certains diront que je suis misogyne de ne pas accepter la libération sexuelle de cette fille, d'autres diront que je suis dégouté de tous ces connards de mecs qui en profitent bien de la libération de cette fille.
Sin City est un monde où les apparences n'existent pas. C'est surréaliste et les comportements ressortent matériellement par le physique des personnages. Sin City est une immense métaphore du monde humain sans limite physique, le jour oû nous n'auront plus besoin de notre corps pour entrer en contact les uns avec les autres, alors ce monde sera Sin City. Sans foi ni loi, mais un monde juste parce que sans foi ni loi. Tous pourris convaincus et avoués. Bien sûr cela coûte la mort, tout le monde meurt, parce que c'est un monde horizontal : l'égalité dans les possibilités et les possibilités dans les affrontements.
Marie-Antoinette est un monde d'apparences. Plus les gens sont beaux extérieurement et plus ils sont pourris à l'intérieur. Marie-Antoinette est le monde physique, limité par la présence et la puissance corporelle, régulé par les jugements et les dominations dûes aux grades de la société. Monde injuste car régulé par les jugements et les dominations dûes aux grades de la société. Tous "parfaits", beaucoup trop pour s'intêresser au voisin, ou tenter de se regarder soi-même. Il y n'y pas une goutte de sang, que des blessures mentales, parce que c'est un monde vertical : ceux qui sont en haut ne permettront à quiconque d'oser les défier, en préférant les détruire.
Sin City est mon monde idéal, Marie-Antoinette est le monde réel qui m'est imposé.
Sin City est le monde où Marv' venge la Mort de son Amour, Marie-Antoinette est le monde où une fille innoncente y laissera sa Vie par la Haine des autres.

Pas de Notes explicites tant ces films sont dépassés par ce qu'ils m'évoquent. Quand on parle de Sin City ou Marie-Antoinette, on ne parle pas de films mais des Hommes, leurs Idéaux et leurs Sociétés. Et moi j'y parle de Moi.

Vainqueur Probable : si je savais je ne payerais pas 55¤ toutes les semaines pour raconter ma vie...
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# Posted on Monday, 14 August 2006 at 6:20 PM
Edited on Monday, 14 August 2006 at 6:50 PM

Le film-que-je-pleure-trop-à-la-fin

Le film-que-je-pleure-trop-à-la-fin
Deux films devant lesquels j'ai toujours pleuré à la fin, d'aussi loin que remonte ma mémoire. Pourtant je les ai vu chacun plus de 5 ou 6 fois. En plus c'est toujours au même endroit. Mais je ne peux pas m'en empêcher c'est plus fort que moi. Le pire c'est que devant l'absurdité de la situation, je suis aussi mort de rire. Ca donne un résultat... "original". Bizarrement, deux films de science-fiction, deux films très longs et très lents, deux perfections de narration, et deux morales d'ouverture et de tolérance profondes (:-D), deux films mettant en scene des créatures étranges, deux monstres du cinéma aux commandes, j'ai nommé Abyss et E.T..
Il est dur de créer une quelconque confrontation entre les deux, tant la maîtrise du sujet est totale ; on ne peut à la rigueur, que les comparer.
Alors allons-y !
Spielberg comme à son habitude n'y va pas par quatre chemins, il met les pieds dans le plat dès le début et nous présente sa créature très vite au grand jour. C'est vite très gros, mais c'est Spielberg, et Spielberg nous fait pleurer sur une marionnette en plastique immobile la plupart du temps. C'est là tout son génie.
Cameron au contraire, la joue extrêmement fin. Ainsi, sur 3 heures de film, une seule (et encore... disons qu'on en entend parler au bout de deux heures) est consacrée aux "êtres". Les deux premières heures sont un délice de clostrophobie et de simulation de vie à plusieurs. Une dizaine de personnages (hauts en couleurs) sont enfermés dans un sous-marin coincé dans les profondeurs abyssales suite à une mission pour une boîte pétrolière. Cameron enfonce son film dans la société humaine, Spielberg lui recrée une société plus schématique, plus "conte de fées", plus adaptée à un récit.
E.T. est peut-être le meilleur des innombrables récits (tous de qualité exceptionnelle) de Steven. Spielberg est le Beatle du cinéma ! Le meilleur réalisateur de tous les temps de par la simplicité du résultat, il nous fait oublier que c'est quelque chose d'énorme qu'il est en train de nous faire avaler. Mais il a une légère tendance au mauvais goût (les "blagues" qui n'ont rien à faire là (pour certains de ses films se voulant plus sérieux), et une légère tendance à trop montrer : mais c'est son style). C'est dommage parce qu'il fait entrer un cube de 15 mêtres de côté dans un trou circulaire de 10 centimêtres (adeptes du symbolique s'abstenir), et il foire tout pour quelques fautes de goûts rajoutées et surfaites facilement évitables (il suffirait de ne pas les mettre !!!).
Abyss possède une très belle scene, celle de la chute d'un homme qui doit accomplir une mission, et qui bien sûr ne reviendra pas (tellement moins ridicule que une scene similaire de Armageddon ; enfin, les deux ne se comparent pas). C'est là qu'il rencontre la civilisation abyssale, qui lui montrera que la civilisation humaine n'est finalement rien à côté de ce que la nature pourrait déchaîner. C'est un très beau message, avec lequel je suis assez d'accord : il n'y a qu'une fois qu'on a perdu espoir que les grandes choses se révèlent à nous. J'aime ce film !
J'aime aussi E.T. : il est terrible pour moi d'essayer de les mettre face à face. Les deux m'emeuvent vraiment. L'un m'emeut pour son côté fin et "réel", l'autre pour la simplicité et son aspect conte de fées caricatural.

E.T. :
Note Subjective : 18/20
Note Subjectivement Objective : 19/20

Abyss :
Note Subjective : 18,5/20
Note Subjectivement Objective : 18,5/20 (une fin un peu too much)

(j'en ai plein le cul de ces histoires de notes, trop difficiles à mettre pour quelque chose d'aussi complet qu'un film : on ne peut pas le réduire à un nombre !!! Ne tenez pas compte de celles précédemment citées...)

Vainqueur probable : Si il y en un ça sera E.T., maintenant je souhaite franchement le match nul et je vais même dire que dans mon coeur Abyss a une longueur d'avance (comme ça tout le monde est content).
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# Posted on Monday, 14 August 2006 at 7:09 PM
Edited on Thursday, 17 August 2006 at 2:42 PM

Le film-le-plus-grand-de-tous-les-temps

Le film-le-plus-grand-de-tous-les-temps
En général, le débat n'a pas vraiment lieu, ou plutôt il est clos en quelques secondes, en un (deux en fait) mot : Citizen Kane.
Il y a peu on pouvait encore lire sur Allociné :

Citizen Kane toujours en tête. Le premier film d'Orson Welles semble décidemment imbattable : l'oeuvre est citée depuis quarante ans comme le plus grand film de l'histoire du cinéma par les enquêtes réalisées tous les dix ans par le magazine anglais Sight & Sound.
La revue a une nouvelle fois demandé à 250 personnes du milieu du septième d'établir leurs préférences. Les résultats sont ensuite répartis en deux votes, avec d'un côté un groupe de critiques internationaux, et de l'autre, des cinéastes tels que Quentin Tarantino, Bernardo Bertolucci ou Michael Mann pour n'en citer que quelques uns. Plus de 700 films ont ainsi été cités au moins une fois.


Sur les neufs nominations du long métrage (Meilleur acteur, meilleur metteur en scène, meilleur montage...) c'est le seul prix qui lui a été décerné. En revanche, il a été sacré meilleur film par le National Board of Review et le New York Film Critics Circle.
Ce chef d'oeuvre qui déchaîna la critique met en scène la mort de William Randolph Hearst, le magnat de la presse américaine. Un journaliste mène l'enquête pour tenter de saisir la signification de ses dernières paroles : "Rosebud". Les innovations aussi bien sur le plan de la narration que des techniques de réalisation font de ce film un très grand classique.


Je n'ai à la limite rien à ajouter au dernier paragraphe sur ce film. Ma vision ne m'a pas transcendé. La faute à un manque de culture cinématographique peut-être, à un manque de "replacement" dans l'époque et dans le contexte sans doute. En plus il était tard, et ma dernière accolyte de route s'étant endormie, j'avais du mal à tenir la motivation (mauvaise excuse je l'admets).

Alors moi, même si je vais déchaîner les haines et les foules, j'ose, en cet instant précis, ecrire que selon moi, il y a un film qui lui tient hautement tête, Mulholland Drive.
Si je n'ai pas été subjugué par la vision de Citizen Kane, je l'ai été (et oh combien...) par celle de Mulholland Drive. Et c'était pire lorsque j'ai lu quelques explications dessus. Eh oui, contrairement à Citizen Kane, dans Mulholland Drive on ne comprend rien. Rien du tout. Et pourtant il est impossible de décrocher les yeux de l'écran. Les sensations (il ne s'agit plus que de sensations) sont tellement intenses... David Lynch vous fait ressentir des choses exceptionnelles, sans que même que vous sachiez quel est le personnage à l'écran. Toute forme de raison a disparue, toute forme de logique a disparue, Lynch ne construit plus que des sensations.
En réalité, il y a une logique terrible et implacable, celle du plus grand des symbolismes inconscients. Je ne peux malheureusement pas parler beaucoup du film, sans vous en dévoiler l'immense force, qui pourrait devenir une déception si vous veniez à comprendre trop tôt. Toute la découverte de la première vision (tellement importante pour ce film) aurait disparu. Je peux juste vous dire que David Lynch singe en un film d'une durée d'un cycle de sommeil, le plus grand mystère de chaque être humain biologique et éthique : son impossibilité à fuire son propre jugement sur ses propres actes et pensées.
Comme dirait Richard Berry : "Ca vous éton...". Ah non ce n'est pas celle-là désolé :-D. Non, Richard Berry a dit : "En chacun de nous il y a trois personnes : celle que l'on croit être, celle que l'on veut être, celle que l'on est. La troisième nous est totalement inconnue". En chacun de nous il y a un garde fou qui s'exprime de manière bizarre, symbolique (tant le garde-fou que la manière que ce qu'il exprime), qui surgit aux moments les plus inattendus, qu'il suffit d'écouter. David Lynch devient le garde-fou d'une fille.
Abordez Mulholland Drive en oubliant tout ce que vous savez, en vous séparant de toutes limites intellectuelles et rationnelles. Et quittez-le en ayant (ou pas, c'est encore mieux) votre propre interprétation. C'est tout ce que vous devez savoir si vous ne l'avez pas vu.

De plus, Citizen Kane / Mulholland Drive c'est le film du père contre celui du fils, sa lesbienne de fils, l'histoire d'un magnat de la presse, mégalomane égoïste et qui mourra seul en prononçant le mot qui lui évoquait ses derniers instants de liberté, ou l'histoire d'une personne qui s'est brulée (amputée) les ailes (angeliques) dans un amour impossible.
"Rosebud", si tu me lis, sache que le jour où tu meurs seul n'est pas arrivé, et tant qu'il n'est pas arrivé, il est évitable.
"C'est la fille", si tu me lis, sache que le jour où une clé bleue sera sur mon bureau, je serai prêt à te pardonner.
# Posted on Tuesday, 15 August 2006 at 8:04 PM
Edited on Monday, 28 August 2006 at 1:25 PM